« CIRCUITS COURTS », C’EST QUOI ?

Nous le savons tous, le commerce existe depuis la nuit des temps, D’ailleurs la notion de « troc » apparaît à l’ère paléolithique d’un échange de silex contre une peau de bison…!

Bref, même si elle a toujours existé, la vente de produits alimentaires en circuit court connaît un réel essor depuis une quinzaine d’années. Elle nait suite à la Crise de confiance du consommateur (scandale de la vache folle) et de la Crise économique de 2007. Plus récemment, le président Emmanuel MACRON prévoit la mise en place d’un plan d’investissement de 5 milliards d’euros destiné en partie à ce type de distribution.

Selon le Ministère de l’agriculture, un circuit court est « un mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce par la vente directe du producteur au consommateur, ou dont le nombre d’intermédiaire est limité à un ».

En 2015, environ un quart des français privilégiaient cette proximité entre la fabrication du produit et le lieu d’achat puisqu’elle présente de nombreux avantages économiques, sociaux et environnementaux :

  • De meilleures marges et une reconnaissance du travail pour le producteur,
  • Le maintien d’emplois locaux,
  • Un gage de qualité des produits pour les consommateurs,
  • Une meilleure traçabilité et donc la connaissance de la provenance des produits pour les consommateurs,
  • Un aspect pédagogique pour les consommateurs,
  • Une certaine autonomie alimentaire grâce à la production locale,
  • Un renforcement du lien social,
  • Des productions soumises aux règlementations nationales et européennes en vigueur ; cela n’est pas forcément le cas des productions plus lointaines répondant normalement néanmoins aux normes sanitaires,
  • Une réduction des dépenses énergétiques,
  • Une réduction des gaz à effets de serre.

Plus globalement, cette proximité contribue à une alimentation plus durable.

Parmi les exploitations en circuit court, 50% concernent les légumes et le miel, 25% concernent les fruits et le vin et 10% concernent les produits animaux. De plus, elles pratiquent davantage l’agriculture biologique contrairement aux circuits longs.

Au sein des collectivités comme l’Amap, de nombreuses initiatives émergent afin d’encourager le développement des filières courtes. L’objectif est de sensibiliser les professionnels de la restauration, ainsi que les particuliers (notamment les enfants) aux enjeux de l’alimentation. La vente directe valorise les produits présentant des défauts esthétiques mais de bonne qualité nutritionnelle, frais et de saison.

Pour autant, cette proximité a des limites. Elle ne correspondra pas inévitablement à une réduction de l’empreinte écologique, si la logistique utilisée et la consommation sont inadaptées. Il faut également prendre en compte la saisonnalité. Des produits locaux, mais hors saisons cultivés sous serres chauffées, pourront être plus polluants.

Tous les mets prend l’ensemble ces paramètres en compte afin de sélectionner pour vous des fournisseurs locaux, proposant des produits de qualité et au juste prix.

Chers (futurs) locavors, à vos fourneaux !

Pour plus de renseignements, des témoignages d’expérience, une mise en relation… n’hésitez pas à nous contacter.